• Nouvelle-Calédonie | « Il faudra accepter un partage de souveraineté définitif avec la France. »

    Dans une tribune au « Monde », Philippe Gomès, député UDI de la Nouvelle-Calédonie, estime que la victoire attendue du « non » permettra aux électeurs de refonder la légitimité du lien avec Paris et d’abandonner « le grand rêve d’un pays pleinement souverain ».

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    Le 4 novembre prochain, cent soixante-cinq ans après que la France a pris unilatéralement possession de la Nouvelle-Calédonie, le peuple calédonien, désormais souverain sur son destin, devra décider de l’avenir de son pays : devenir un Etat indépendant ou demeurer au sein de la République.

    Sur cet archipel de la Mélanésie où est installé depuis des millénaires un peuple premier – les Kanak –, des peuples d’ailleurs venus d’Europe, d’Asie, d’Afrique du Nord, d’Océanie, de l’océan Indien et des Caraïbes ont, depuis plusieurs générations, fait souche, contribuant à la construction d’un territoire français à nul autre pareil, au milieu du Pacifique… Se croisant, se heurtant, combattant ensemble lors des conflits mondiaux, se métissant aussi, ces hommes et ces femmes ont, au fil du temps, entremêlé leurs cultures par le sang, le labeur et la spiritualité.

    Après une histoire coloniale douloureuse, et notamment la période dite des « Evénements » (1984- 1988), c’est par le dialogue, conclu par la poignée de main entre Jacques Lafleur [anti- indépendantiste] et Jean-Marie Tjibaou [indépendantiste], que fut engagé au travers des accords de Matignon et de Nouméa un processus négocié et constitutionnalisé de décolonisation et d’émancipation de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République.

    Le chemin parcouru depuis lors est considérable. L’identité kanak a été pleinement reconnue dans ses différentes dimensions culturelles, coutumières, institutionnelles et éducatives, et la légitimité des autres communautés a été affirmée. Une « souveraineté partagée » entre la France et la Nouvelle-Calédonie a été consacrée, permettant à notre pays de se gouverner lui-même à l’exception des compétences régaliennes. Enfin, le rééquilibrage engagé au profit des populations de l’intérieur et des îles permet désormais à tous les Calédoniens de bénéficier de conditions de vie équivalentes.

    Cette France qui relie toutes les communautés entre elles

    C’est encore par le dialogue que Calédonie ensemble et les indépendantistes ont consacré, dans le cadre de la Charte des valeurs calédoniennes et du « bilan politique partagé de l’accord de Nouméa » [documents signés cet été, respectivement en juillet et en août], le patrimoine commun des Calédoniens, affirmant ainsi ensemble que ce qui les rassemble est plus fort que ce qui les divise.

    Un geste symbolique et fort, à la veille du référendum, qui s’inscrit dans la continuité de l’action de nos aînés, comme l’indique le préambule de la Charte : « Inscrivant notre démarche dans le prolongement de la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou, […] nous avons décidé d’établir, de porter et de partager la présente Charte des valeurs calédoniennes pour mettre en évidence ce qui rassemble les Calédoniens dans leur diversité. »

    Pour autant, trente ans après, la question de la souveraineté française sur la terre de Nouvelle- Calédonie continue à se poser avec une certaine acuité : pour les uns elle les protège, pour les autres ils la subissent.

    Le 4 novembre, l’heure sera venue d’assumer pour la première fois, dans un scrutin démocratique partagé, cette divergence politique majeure. Le résultat ne fait pas de doute : une large majorité des Calédoniens votera contre l’indépendance. En votant « non » à l’indépendance, ils refonderont ainsi la légitimité du lien de souveraineté qui les unit à la France : ce lien, imposé par l’acte de prise de possession le 24 septembre 1853, aura été démocratiquement choisi le 4 novembre 2018.

    Les Calédoniens marqueront aussi leur attachement à cette France qui relie toutes les communautés entre elles par sa langue, ses valeurs, et une histoire commune, et qui les protège, en assurant la sécurité du pays, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières.
    Ils affirmeront par ce vote leur volonté que la Nouvelle-Calédonie continue à s’épanouir dans ce vaste espace de liberté que lui offre la République.

    Abandonner le « grand rêve d’un pays pleinement souverain »

    Pour autant, si l’arithmétique électorale est un fait politique, elle ne peut, dans notre pays, constituer, à elle seule, une solution politique. Parce que la grande majorité des indépendantistes sont des Calédoniens d’origine kanak et l’immense majorité des non-indépendantistes des Calédoniens d’origine non-kanak, il nous faudra, au lendemain du référendum, continuer à tresser la natte du vivre-ensemble dans la paix, que nous avons commencée il y a trente ans.

    Nous devrons d’abord, par la voix du dialogue, dégager un premier consensus pour éviter l’organisation, comme le prévoit l’accord de Nouméa, d’un deuxième et d’un troisième référendum en 2020 et 2022, qui seraient immanquablement générateurs de tensions politiques et de graves difficultés économiques et sociales.

    Nous devrons aussi, sur ces nouvelles fondations issues du suffrage universel, et parce que l’accord de Nouméa est transitoire, définir une nouvelle organisation politique – non limitée dans le temps – pour poursuivre notre émancipation au sein de la République, dans le respect des convictions de chacun. Il nous faudra continuer à apprendre à conjuguer « souveraineté » et « République », car c’est la République qui nous donne les moyens de notre souveraineté en son sein.

    Enfin, à plus long terme, probablement à l’échelle d’une génération, de la même manière que les indépendantistes ont su abandonner le « grand rêve d’un pays [kanak] à [eux] tout seuls » en acceptant un partage de souveraineté sur le destin du pays avec tous ses citoyens, ils devront abandonner le « grand rêve d’un pays pleinement souverain » en acceptant un partage de souveraineté définitif avec la France. Abandonner ce rêve, ce n’est ni se renier ni renoncer, car la revendication aura permis la naissance d’un pays nouveau. Abandonner ce rêve, c’est accepter les mutations de la société kanak qui, son identité restituée, aura su trouver ses équilibres avec les autres composantes du peuple calédonien, dans un archipel libre de se gouverner tout en restant protégé par le grand récif de la République.

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  • Interview de Benoît ROLLAND – « Nous avons besoin de transparence concernant la hausse du prix des carburants » 

    Interview de Benoît ROLLAND – Sécrétaire National en charge de l’Agriculture

    Benoît Rolland : Il y a, bien évidemment, un lien. Toutes les études sérieuses font la démonstration du lien entre énergies fossiles, problèmes de santé et réchauffement climatique. D’ailleurs, dans leur immense majorité, les Français ont conscience de la nécessité de faire évoluer nos modes de consommation face à l’enjeu environnemental qui se dresse face à nous.

    Est-ce pour autant une mesure fiscalement juste ?

    B.R. : C’est bien là, la difficulté. La forte hausse actuelle du prix des carburants est vécue comme une injustice pour bon nombre de nos concitoyens. Car les Français ne sont pas égaux devant cette taxation. Il est indéniable que les plus touchés sont les habitants des territoires peu ou mal desservis en transports en communs comme dans les communes rurales ou certaines banlieues. Il est tout aussi vrai qu’une grande part de l’activité économique ne peut se passer de l’utilisation de véhicules légers comme les artisans par exemple. Les arguments de culpabilisation des automobilistes relèvent donc de la condescendance. Il est inadmissible d’entendre, de la part de certains responsables politiques, que les habitants territoires ruraux pourraient supporter cette hausse au prétexte qu’ils paieraient, par ailleurs, moins d’autres taxes. C’est d’ailleurs une contrevérité car en mettant tout sur la table, je doute que le ratio « impôts-taxes / accès aux services publics » soit en faveur de la ruralité !

    Cette hausse du prix à la pompe a-t-elle pour seul raison la défense de l’environnement ?

    B.R. : Cette question participe à ce sentiment d’injustice. En effet, si la hausse actuelle est en grande partie due à l’évolution des cours, cela n’explique pas tout, car nous ne sommes pas au niveau de 2013 où le baril était à 115$, contre 80$ environ aujourd’hui. Si l’évolution des taxes est assumée par le gouvernement, elle n’en reste pas moins étonnante. D’ailleurs, on ne peut que s’étonner du mauvais signal de la hausse de l’essence – certes plus modérée – au moment où l’exécutif cherche à réorienter le diesel vers l’essence. Au-delà de la justice entre contribuables, les Français ne pourront pas considérer cette hausse comme légitime si elle n’est pas intégralement affectée à la cause qu’elle prétend défendre. Est-ce que cet argent servira aux caisses de l’Etat ou à la cause environnementale ? Servira-t-il à reprendre d’une main ce que l’autre rendrait (avec la taxe d’habitation) ? La destination de toute nouvelle taxe doit être garantie. C’est une nécessité morale et républicaine. Nous attendons donc de la transparence de la part du gouvernement.

     

     

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  • Pollution de l’air : 600 000 enfants meurent chaque année… Arrêtons le massacre !

    Le dernier rapport de l’OMS publié le 29 octobre est sans appel: la pollution de l’air tue 600 000 enfants par an dans le monde. A ce chiffre s’ajoutent ceux de l’Agence européenne pour l’environnement,  selon lesquels les concentrations de particules fines ont été responsables de 422 000 décès prématurés en Europe, dont 35 800 en France, en 2015.

    A la veille de l’ouverture de la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé, ces chiffres font froid dans le dos. Ils doivent conduire la communauté internationale à s’engager unanimement pour lutter contre ce fléau invisible et prendre les décisions immédiates et courageuses.

    S’il appartient aux grandes métropoles, qui concentrent les activités sources de pollution de l’air, d’être à la pointe de ce combat, ce dernier doit enfin devenir une priorité pour l’Etat français, qui après des décennies d’inaction fait aujourd’hui l’objet d’une procédure d’infraction au niveau de l’Union européenne pour non respect des normes de qualité de l’air.

    L’Europe doit d’ailleurs devenir l’acteur essentiel et moteur de la lutte pour un air respirable. En effet, elle dispose de la surface territoriale et du poids économique nécessaires pour assumer le rôle de chef de cordée en matière de lutte contre la pollution de l’air.

    Nous devons arrêter le massacre!

    Jean-Philippe Dugoin-Clément, Secrétaire national UDI en charge de l’écologie

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  • Réforme de la fonction publique : le gouvernement ne pourra réformer sans les fonctionnaires.

    Le comité interministériel de ce jour a été l’occasion pour le premier ministre de présenter plusieurs orientations pour réformer la fonction publique.

    Si à l’UDI nous partageons un certain nombre d’entre-elles comme la généralisation du numérique, une administration plus tournée vers l’usager, favoriser la mobilité des fonctionnaires, nous sommes inquiets de l’absence de dialogue social condition indispensable de la réussite de toute réforme. En outre il est des orientations qui méritent que la clarté soit faite sur les intentions profondes du gouvernement. La généralisation du contrat si elle est mal expliquée peut être considéré par les partenaires sociaux et ils l’expriment comme tel aujourd’hui d’une volonté sous-jacente de mettre fin au statut de la fonction publique. Ce débat là mérite d’être posé mais le gouvernement doit être transparent sur ses intentions réelles. D’autre part les employeurs publics que sont les collectivités territoriales doivent être écoutés car toute mesure prise par l’Etat en la matière les impacte. 

    À l’UDI nous demandons un vrai travail d’écoute et de concertation qui fait défaut aujourd’hui.ascale

     

    Karine FRANCLET

    Pascal BRINDEAU

    Secrétaires Nationaux UDI en charge de la Fonction Publique

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  • [Vidéo] Déserts médicaux : déplacement de Jean-Christophe Lagarde à Clamecy (58)

  • Remaniement ministériel : des annonces, bientôt des faits ?

    A la suite du remaniement ministériel de ce matin, Françoise Gatel, sénatrice d’Ille-et-Vilaine et Philippe Laurent, maire de Sceaux et secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF) saluent le regroupement des questions liées aux collectivités territoriales au sein du ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. 

    L’actualité pour les collectivités locales est très dense et les chantiers sont complexes. Toute une série de dossiers sont en attente :

    –       la fin de la taxe d’habitation qui sera supprimée définitivement à partir de 2021 et dont on ne sait pas encore comment elle sera remplacée. C’est le dossier le plus complexe car il est porteur de grands risques pour l’autonomie communale ;

    –       le projet de loi qui rendra la scolarité obligatoire pour les enfants de 3 ans et qui aura des conséquences importantes pour les communes;

    –       la politique de la petite enfance et plus précisément le financement accordé par les caisses d’allocations familiales aux crèches municipales dans les années qui viennent ;

    –       le prélèvement sur les recettes des agences de l’eau, pourtant essentielles pour accompagner les collectivités dans la rénovation des réseaux ;

    –       le projet de loi de finances 2019 qui contient de nombreux pièges, etc.

    Pleinement engagés dans l’action publique et auprès de leurs concitoyens, les élus locaux demandent à véritablement négocier pour ces nombreux dossiers et souhaitent qu’un dialogue responsable s’engage rapidement avec le gouvernement.  

    La création de ce ministère peut être un premier pas. Françoise Gatel et Philippe Laurent sont maintenant dans l’attente de voir les attributions détaillées et notamment quelles administrations seront rattachées aux différents ministres.

     

     

     Françoise Gatel et de Philippe Laurent,  

    Secrétaires nationaux UDI en charge des collectivités territoriales  

     

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  • Jean-Philippe Dugoin-Clément : « Rapport du GIEC : Toute marque de faiblesse de nos dirigeants serait criminelle au regard de l’humanité »

    Paris, le 8 octobre 2018

     

    Communiqué de presse de Jean-Philippe Dugoin-Clément,

    Secrétaire national UDI en charge de l’écologie

     

     

    « Rapport du GIEC : Toute marque de faiblesse de nos dirigeants serait criminelle au regard de l’humanité »

    Les conclusions du rapport du GIEC présentées ce matin rappellent une fois encore l’urgence de la situation et la nécessité de prendre des mesures concrètes à la hauteur des enjeux.

    Le sursaut sera forcément planétaire ou ne sera pas ! Il en va de la responsabilité individuelle et collective de tous les Etats.

    En juin 2017, suite à la décision des Etats-Unis de sortir de l’Accord de Paris sur le climat, notre Président, Emmanuel Macron, lançait le désormais célèbre « make our planet great again », positionnant ainsi la France comme leader de la cause environnementale à l’échelle internationale.

    Hélas, un peu plus d’un an après,  on est encore loin du compte : démission fracassante de Nicolas Hulot, recul sur la question de l’interdiction du glyphosate, faiblesse des budgets alloués à l’environnement …

    A très brève échéance, je souhaite que le prochain remaniement soit l’occasion pour le Président de la République de donner des gages d’une réelle prise de conscience. Comme ne cesse de le répéter la communauté scientifique internationale, l’urgence climatique doit être LA priorité.

    Toute marque de faiblesse de la part de nos dirigeants serait purement et simplement criminelle au regard et pour l’avenir de l’humanité.

     

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  • « Je suis pour un septennat, pour que le Président puisse se charger du temps long. »

  • La Seine-Saint-Denis aspire au respect de la promesse républicaine

  • L’élection européenne n’est pas le match retour de l’élection présidentielle !