• Le projet de l’UDI Laurent Lafon pour faire respirer la gouvernance des Universités

    Le projet de l’UDI Laurent Lafon pour faire respirer la gouvernance des Universités

    Il est l’un des parlementaires phares pour tout ce qui touche à l’enseignement supérieur.

    Le sénateur du Val-de-Marne Laurent Lafon, Secrétaire national de l’UDI en charge de l’Enseignement supérieur, a déposé une proposition de loi visant à moderniser la gouvernance des Universités (en savoir plus).

    L’objectif ? Lever de nombreux blocages dans le fonctionnement des Universités, plus de dix ans après la loi LRU de Valérie Pécresse relative à l’autonomie des Universités.

    En premier lieu, son texte permettrait de mettre fin à des situations de paralysie abracadabrantesques provoquées par la législation actuelle : de nombreuses Universités se sont retrouvées bloquées pendant plusieurs mois faute de pouvoir désigner un Président d’université ! Jusqu’à présent, le président était élu à la majorité absolue à un tour. Concrètement, des élections étaient organisées à l’infini jusqu’à ce qu’un candidat obtienne les 50% : ce processus pouvait durer des semaines !

    Laurent Lafon propose de régler le problème avec une solution innovante et jamais vue en droit français : élire les présidents d’Université au vote alternatif.

    Le vote alternatif, méconnu en France, est pourtant largement utilisé dans les pays anglo-saxons. Le président irlandais, les députés australiens, le président du Labour britannique ou même l’Oscar du Meilleur Film sont élus par ce biais.

    Le vote alternatif est un scrutin à un tour. Tous les électeurs classent les candidats dans leur ordre de préférence sur un bulletin de vote unique. ‘“Si un candidat est classé premier par une majorité d’électeurs, il est élu. Sinon, on passe à une seconde étape consistant à éliminer le candidat “ayant le plus mauvais résultat”, mais à reporter les voix obtenues sur le candidat indiqué en deuxième choix des bulletins concernés. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un candidat recueille la majorité des suffrages” explique David Larousserie, journaliste au Monde.

    Un mode de scrutin conforme aux valeurs de l’UDI puisqu’il favorise le consensus et la modération : le vote préférentiel empêche des partis qui sont soutenus par une minorité de la population de gagner les élections, il garantit l’élection d’un candidat qui a un large soutien parmi l’électorat.

    La proposition de loi permettrait de donner un nouveau souffle aux Conseils d’administration

    En modifiant le mode d’élection pour dégager des majorités à la fois plus fortes mais émanant de listes minoritaires plus consensuelles et moins clivantes, Laurent Lafon remet à plat la gouvernance des conseils d’administration des Universités. Les conseils d’administration souvent bloqués et pollués par des conflits syndicaux larvés pourront davantage respirer grâce à un nouveau mode de scrutin favorisant le consensus et une meilleure représentativité des élus.

    Le projet offre aussi la possibilité de resserrer les Conseils d’administration pour les rendre plus opérationnels et moins administratifs.

    Sa proposition vise à rendre les Universités plus efficaces, notamment en synchronisant les mandats des présidents d’Universités avec ceux des facultés.

    Enfin, il favorise la respiration des Universités en ouvrant la fonction de président d’Université à l’ensemble des enseignants, rompant avec une logique trop restreinte et corporatiste. Aujourd’hui, même un professeur agrégé n’est pas éligible alors qu’en Suisse ou au Royaume-Uni, les Universités peuvent être présidées par des représentants de la société civile issus du secteur productif.

    Recrutement des Universités : la fin d’un tabou

     Enfin, Laurent Lafon ose briser le tabou de la procédure de qualification. Cette procédure méconnue limite considérablement la liberté des Universités de recruter et de choisir les enseignants qu’ils souhaitent intégrer dans leur projet éducatif.

    Le CNU est une instance politisée, dont les représentants sont élus sur liste syndicale, et dispose d’un pouvoir colossal : délivrer l’autorisation de candidater à un poste d’enseignant-chercheur. Sans autorisation du CNU, nul ne peut enseigner dans l’enseignement supérieur.

    Cette labellisation de candidats qui sont pourtant déjà sanctionnés d’un doctorat s’oppose à la responsabilité des comités de sélection locaux de déterminer leurs propres recrutements et vient circonscrire l’autonomie de la communauté universitaire, notamment lorsqu’elles cherchent à élargir et diversifier leurs profils de recrutement” explique Laurent Lafon dont la proposition vise à rendre la procédure consultative et non plus contraignante pour les Universités.

    Cette procédure de qualification a aussi pour conséquence de créer “une préférence nationale” que l’UDI combat. Supposons un chercheur français en post-doctorat à l’étranger. L’intéressé a publié dans les revues locales, généralement anglophones : il cible les supports à notoriété et à circulation maximales. Si notre chercheur aspire à revenir en France et, en quête d’une qualification, se tourne vers le CNU. Que doit-il faire dès lors de son paquet d’articles, voire d’ouvrages parus sur le marché anglo-saxon ? Le CNU exige qu ce chercheur français s’attelle à la traduction française de ses propres textes explique l’auteur François Garçon, qui a dénoncé la procédure de qualification depuis de nombreuses années.

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